Le poète musclé
Till Lindemann a poussé ses premiers hurlements à Leipzig, en République Démocratique Allemande, le 4 janvier 1963.
Dès son plus jeune âge, sa famille s'est installée dans un village au nord de Schwerin, à mi-chemin de la route qui conduit à Wismar.
Il ne faut pas chercher très loin pour trouver l'origine de sa passion pour la poésie, puisque son père Werner était lui-même poète a ses heures. Ce n'était cepandant pas son gagne-pain, ni celui de son épouse, Brigite (devenue, depuis, une brillante journaliste), puisqu'ils publièrent essentielemnt des livres pour enfants. Tout au moin jusqu'à leurs divorce, en 1975.
Mais dire que le père de Till a eu une influence majeure serait probablement exagéré, compte tenu des relations exécrables qu'ils entretinrent jusqu'à sa mort en 1992.Till la plusieurs fois d'écrit comme un homme d'une rare exigence, qui pouvait même se montrer violent, surtout sous l'emprise de l'alcool.
Ce n'est que très récemment qu'il avait a ressorti ses livres de poèmes, qu'il avait toujours détestés jusque-là.
Même après la séparation, l'ambiance familiale reste tendue. Et ce n'est guére à l'école que Till trouve l'épanouissement, pas même en littérature. Il n'exelle que dans un domaine : le sport. Là, en revanche, il ne fait pas les choses à moitié.Repéré très tôt, l'une des traditions de l'ancien bloc communiste, il intègre un établissement spécialié et finit par entrer dans l'équipe de natation du Rostock Sport Club. Il a collectioné quelquestrophées (dont une médaille d'argent en junior) , mais n'a jamais été sacré champion d'Europe du 1500m. Il a simplement été très bien classé dans l'équipe espour. Bien avant de participer au Jeux Olympiques, il a été gravement bléssé au ventre et a dû abandonner tout espoir de carrière dans le sport de haut niveau. Mais depuis, Till a expliqué qu'il ne serait pas resté bien longtemps dans un milieu plus obsédé par la discipline et l'idéologie que par l'esprit sportif noble.
Lors d'un déplacement à l'étranger, 1980, il s'était notamment fait pincer dans un sex-shop, après avoir quitté l'hotel de l'équipe en pleine nuit, sans autorisation. "C'était horrible, se remémora-t-il quelques années plus tard. Lorsque je faisais partie de l'équipe de natation, je devais nager trente kilomètres tous les jours. Je devais me lever à 5h et j'était complétement fourbu le soir au moment de me coucher. On passait aussi tellement de temps à s'ennuyer dans les baraques préfabriquées, qu'il fallait en plus que je me bagarre tout le temp pour me faire respecter. Et on buvait aussi pas mal de Schnaps, ca faisait partie du jeu.